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Le blog de Paroisse protestante de Hoenheim

Qu'on se le dise !

16 Juin 2020, 18:03pm

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Qu'on se le dise !

Nous nous retrouvons "pour de vrai"

dans à peine plus de 5 jours !!!!

Les cultes à l'église protestante de Hoenheim reprennent le dimanche 21 juin à 10h.

Merci de faire passer l'information autour de vous, notamment auprès de celles et ceux qui n'auraient pas accès à internet (et donc ni à ce blog, ni à Facebook...).

Nous continuerons tout de même, Sandra et moi, à vous glisser les mercredi et les dimanche des prières et des vidéos à picorer que vous pourrez glaner à loisir.

Le programme des cultes de l'été, quant à lui,  sera publié tout bientôt.

A dimanche !  ✨

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Appelés à aimer (et nous laisser aimer)

14 Juin 2020, 09:40am

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Culte à picorer pour le 1er dimanche après la Trinité

 

Louange : Extraits du Psaume 34

Je bénirai le Seigneur en tout temps ; sa louange sera constamment dans ma bouche.

Je mets ma fierté dans le Seigneur ;

les pauvres entendent, ils se réjouissent !

Magnifiez le Seigneur avec moi,

exaltons ensemble son nom !

 

J'ai cherché le Seigneur, et il m'a répondu ;

de toutes mes frayeurs il m'a délivré.

Ceux qui regardent vers lui sont radieux,

et leur visage n'a pas à rougir.

Quand un pauvre crie, le Seigneur entend

et il le sauve de toutes ses détresses.

 

Goûtez, et voyez combien le Seigneur est bon !

Heureux l'homme qui trouve en lui un abri !

Les jeunes lions peuvent souffrir de la misère et de la faim,

mais ceux qui cherchent le Seigneur ne manqueront d'aucun bien.

 

 

Confession de foi

 

ou peut-être plutôt "Message" de la part de la protestante allemande Dorothee SÖLLE, théologienne pacifiste, féministe et écologiste.

 

 

Je crois en Dieu qui n'a pas crée le monde comme un objet terminé, devant demeurer toujours comme il est.

Il ne veut pas qu'il y ait, comme maintenant, des pauvres et des riches, des instruits et des ignorants, des exploitants et des exploités.

Je crois en Dieu qui désire la contestation et la transformation de toutes choses.

 

Je crois en Jésus-Christ, qui est venu travailler à cette contestation et à cette transformation, et qui y laissa la vie.

C'est à son échelle que je mesure les limites de notre intelligence, de nos efforts et l'asphyxie de notre imagination;

chaque jour, j'ai peur qu'il soit mort pour rien, parce qu'il est enfoui dans nos églises, parce que nous avons trahi sa révolution par crainte ou par égoïsme.

Je crois en Jésus-Christ qui ressuscite dans notre existence pour que nous soyons libres à l'égard des préjugés et de l'orgueil, de la peur et de la haine, pour que nous poursuivions notre action en vue de son règne.

 

Je crois à l'Esprit qui est venu avec Jésus dans le monde et qui doit nous mettre à notre tour en mouvement.

Je crois à la communauté de tous les peuples et à notre responsabilité quant à ce que va devenir notre terre.

Elle sera ou bien une vallée de gémissements, de faim et de violence,

ou bien la cité de Dieu.

Je crois à la possibilité de construire une paix juste, de donner un sens à la vie de tout homme.

Je crois à l'avenir de ce monde, qui est celui de Dieu.

Dorothee SÖLLE

gagnant - gagnant !

Prière d'intercession

 

Seigneur Dieu, nous te rendons grâce pour ton Fils
qui a tracé dans ce monde déchiré un chemin de confiance et d’amour.

Tu nous appelles à te rencontrer en toute personne.
Accorde-nous le courage de nous ouvrir aux autres

et d’aimer celles et ceux que tu nous confies
comme toi tu nous aimes.

Seigneur, nous te prions pour que nous trouvions le courage de revenir sur nos pas lorsque nous sommes conscients d’avoir manqué l’occasion d’une rencontre.

Que, dans le quotidien de notre monde, nous soyons signe de l’amour que tu nous offres en Jésus et que tu rends possible même au cœur des situations les plus difficiles.

Nous te prions pour ceux qui souffrent : que ton amour les porte et les accompagne.

Reçois notre prière lorsque chacun.e de nous te confie ce qui lui tient particulièrement à cœur.

Silence

Unis par notre humanité et notre fragilité communes,

enrichis par nos différences,

lié.e.s les uns aux autres par ton amour,

nous te chantons (ou te disons) notre espérance avec les mots que Jésus nous a enseignés :

 

Notre Père...

 

 

Envoi :

Reconnaître en tout homme, quels que soient son origine, son histoire, ses handicaps, un être capable d’aimer et digne d’être aimé est la conquête la plus difficile et cependant la plus indispensable de notre humanité.

Faire surgir l’amour à la place du jugement, de la haine et de la répression, comme le remède universel à toutes les souffrances humaines, est l’unique chemin qui conduit à la restauration de nos vies.

Extraits de la Charte de l'association Espoir de Colmar

Annonce importante

Rendez-vous dimanche prochain,

21 juin 2020

à 10h

à l'église protestante de Hoenheim

pour notre 1er culte déconfiné

tou.te.s ensemble !

(le port du masque est vivement recommandé ; nous en tenons à votre disposition)

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L'espérance, l'amour et la foi

10 Juin 2020, 10:00am

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Seigneur dépose en moi chaque jour la graine de l'espérance

qui me fait discerner dans les événements les signes du monde à venir.

Dépose en moi chaque jour la graine de l'amour

qui me fait travailler avec persévérance pour que ta joie soit distribuée sans compter.

Dépose en moi chaque jour la graine de la foi

qui fait reculer les peurs et les ténèbres,

qui illumine et éclaire ma vie.

Merci pour ces graines, petites et fragiles

et quand survient la tempête,

donne-moi de les protéger et de résister

pour qu'un jour elles portent des fruits.

 

 

 

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Les visages de Dieu

5 Juin 2020, 15:19pm

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Culte à picorer pour le dimanche de la Trinité

Les visages de Dieu

Qui es-tu donc, Seigneur,

toi dont je sais à peine le nom

et dont le visage m’est inconnu ?

 

On m’a parlé de toi.

Je te connais par ouïe-dire,

par ouïe-dire seulement.

Mais, ce que j’ai entendu a éveillé en moi une faim,

et ce que j’ai appris m’a donné une étrange soif.

 

Ton message m’est parvenu ,

et j’ai vu que ton projet rejoint tout ce qui habite mon cœur et que je n’ai jamais osé croire.

J’ai envie de te connaître mieux.

(...)

 

Me voici, Seigneur,

ta route devient la mienne.

 

Paul Grostefan

icône de la Trinité, Andreï Roublev

icône de la Trinité, Andreï Roublev

 

Texte de prédication du jour : Nombres 6, 22-27

Le SEIGNEUR dit à Moïse :

Parle à Aaron et à ses fils et dis-leur : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :

 

“Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde !

Que le SEIGNEUR fasse rayonner sur toi son regard et t’accorde sa grâce !

Que le SEIGNEUR porte sur toi son regard et te donne la paix !”

 

Ils apposeront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi je les bénirai.

 

 

Message

"Ils apposeront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi je les bénirai."

Lorsque je bénis une assemblée ou une personne, je ne répète quasiment jamais "Le Seigneur..." au début de chaque phrase de la bénédiction. Un "il" vient souvent remplacer le nom de celui qui est pourtant le seul acteur de ce qui est en train de se dire ET de se faire dans le même mouvement.

Probablement parce que ma professeure de Français de première m'a enseigné que la répétition alourdissait le style d'écriture. Sauf...               Sauf si, justement, la répétition était utilisée comme figure de style pour mettre un accent sur un élément important du texte.

Je vais donc peut-être changer ma manière de faire parce qu'ici - on ne s'en rend plus compte puisque la traduction française est passée par là - ce n'est pas un titre "Seigneur" qui est répété, mais le nom de Dieu, YHWH, qui dit tout autant l'intime de Dieu que son mystère : "Je suis celui qui sera".

En prononçant la bénédiction d'Aaron telle qu'elle est écrite, je pose donc 3 fois le nom de Dieu sur des personnes, comme un parent donne son nom à un enfant qu'il adopte et auprès duquel il s'engage, comme une promesse d'accomplissement dans la durée : quand DIRE c'est déjà FAIRE, pour maintenant et pour plus tard...

Le nom de Dieu est répété 3 fois. On pourrait trouver bien des explications à ce chiffre. Il m'en est venu une au moment où je réfléchissais à ce qu'était la Trinité pour moi et comment je pourrais en parler. Il me semble aujourd'hui que les 3 visages de Dieu, les 3 mentions de son nom, pourraient se percevoir comme les 3 étapes d'un même projet qui est porté à son accomplissement, inlassablement et dans la très longue        durée :

  • Au commencement, un projet de vie pour l'humanité et le vivant dans son ensemble, qui se dessine peu à peu plus précisément, avec amour, dans la parole et le geste.
  • Puis vient le temps où ce projet doit prendre une dimension nouvelle pour ne pas se diluer dans le quotidien, la banalité ou l'oubli ; il faut que ce projet s'incarne dans une réalité de terrain où il s'affirme dans toute sa splendeur et dans toute son exigence.
  • Puis c'est le temps d'après, le temps où tout ce qui a été vécu et saisi - ne serait-ce que du bout des doigts ou de l'intelligence des choses -, doit essaimer, s'implanter toujours plus avant, plus profondément et, de lieu en lieu, prendre des formes nouvelles en se disant avec des mots nouveaux, sans jamais rien perdre de son sens. C'est le temps de l'Esprit.

Le texte de la bénédiction d'Aaron procède, il me semble, de ce même mouvement : Dieu y affirme son projet d'amour pour le monde, l'incarne ensuite dans la lumière d'une grâce qui nous est faite : le pardon nous est accordé. Puis il promet que ce projet de vie deviendra réalité de mille et une manières, dans ce face à face quotidien plein de tendresse qu'il nous propose avec lui.

La paix de Dieu est avec nous.

Envoi

 

Dis-leur
ce que le vent dit aux rochers,
ce que la mer dit aux montagnes.

 

Dis leur qu'une immense bonté
pénètre l'univers.

 

Dis leur que Dieu
n'est pas ce qu'ils croient :
qu'il est un vin que l'on boit,
un festin partagé
où chacun donne et reçoit.

 

Dis leur qu'Il est le joueur de flûte
dans la lumière de midi;

il s'approche et s'enfuit
bondissant vers les sources.

 

Dis leur que sa voix seule
pouvait t'apprendre ton nom.

Dis leur son visage d'innocence,
son clair obscur et son rire.

 

Dis leur qu'il est
ton espace et ta nuit,
ta blessure et ta joie.

 

Mais dis leur aussi
qu'il n’est pas ce que tu dis
et que tu ne sais rien de lui.

 

Noël Colombier

 

Le Seigneur te bénit et te garde.

Le Seigneur fera rayonner sur toi son visage et te fera grâce.

Le Seigneur lèvera son regard sur toi et te donnera sa paix.

 

Amen !

Bénédiction, Nombres 6, 22-27

Bénédiction, Nombres 6, 22-27

 

Information importante !

Nos cultes à l'église reprendront le dimanche 21 juin à 10h.

L'église a été aménagée de manière à préserver la sécurité sanitaire de chacun.e. Nous pourrons donc nous y retrouver l'esprit tranquille .

Du gel hydroalcoolique sera disponible à l'entrée, mais nous vous prions de bien vouloir venir avec votre propre masque, comme le gouvernement le recommande.

Je me réjouis de vous revoir !

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J'irai dire au monde

3 Juin 2020, 10:01am

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Tu as Seigneur Jésus les paroles qui donnent la vie

les paroles qui peuvent tout bouleverser,

les paroles qui peuvent  relever le plus blessé.

Mais comment le monde entendra-t'il ces paroles si personne ne les proclame?

Aujourd'hui tu nous le redis :

"Je vous envoie ! C'est à vous...!"

Tu comptes sur moi, n'est-ce pas Seigneur ?

Avec ton Esprit en moi, je n'aurai plus de craintes, ta force sera la mienne.

Et j'irai dire au monde que l'amour est le meilleur soin,

que l'Amour est la meilleure arme, que toi tu es l'amour !

 

 

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Dimanche de Pentecôte

29 Mai 2020, 12:12pm

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Culte à picorer : "L'Eglise de l'Esprit, une communion universelle"

Au bruit qui se produisit, la multitude accourut

et fut bouleversée,

parce que chacun les entendait parler

dans sa langue maternelle.

 

Louange

Célébrez le Seigneur, car il est bon, car sa fidélité est pour toujours !

 

Du sein de la détresse j'ai invoqué le Seigneur.

Le Seigneur m'a répondu, il m'a mis au large.

Le Seigneur est ma force et mon chant ; il est pour moi le salut.

 

Voici le jour que le Seigneur a fait : qu'il soit notre allégresse et notre joie !

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

 

Depuis la maison du Seigneur, nous vous bénissons.

Le Seigneur est Dieu, il nous éclaire !

 

Tu es mon Dieu, et je te célébrerai ; mon Dieu, je reconnais ta grandeur.

Célébrez le Seigneur, car il est bon, car sa fidélité est pour toujours !

 

Extraits du Psaume 118

 

Chacun les entendait dans sa langue maternelle...

Notre communauté est plurielle et c'est toute sa densité et sa richesse.

Ensemble nous partageons la bonne nouvelle d'un Dieu qui donne un souffle nouveau et donc un avenir au monde.

Ecoutons comment nos langues maternelles nous chantent cet amour :

Lecture d'Actes des Apôtres chapitre 2, versets 1-18+21-24 en 6 langues maternelles parlées par les membres de notre paroisse.

Message

Celles et ceux qui me connaissent savent que je ne parle pas l’Alsacien. Dans cet état de fait, personne n’a manqué de bonne volonté : ni mes différents professeurs (en paroisse toujours, pour m’aider dans mon ministère), ni l’élève que je suis. Mais, si je suis capable de comprendre tout une conversation en Alsacien, mon bec n’a pas poussé sous cette forme et les intonations et accentuations de la langue me restent inaccessibles, à mon grand regret.

Pourtant, à chaque fois que j’ai appris une langue (vivante ou morte), il me semble qu'à travers les mots et les expressions que j’ai apprises je comprends presque de l’intérieur l’univers de celles et ceux pour qui c’est/c’était la langue de l’enfance, des découvertes mais aussi du quotidien, des contes et du rapport à la terre et au temps.

J’ai toujours essayé d’apprendre quelques mots de la langue des pays que je visitais, un peu comme une porte d’accès à tout une culture. Mais c’est toujours mille fois mieux quand quelqu’un devient votre guide dans cet apprentissage, et vous transmet un peu de la richesse des expressions idiomatiques et des proverbes de son pays. La porte, alors, s’ouvre bien plus grand.

 

Le texte d’Actes 2 me touche beaucoup et pourrait devenir mon point d’appui dans les mois à venir puisqu’il nous faut réinvestir notre monde, et de la meilleure manière possible, de préférence.

Au milieu du bruit et du feu, parmi tous les signes qui sont donnés aux acteurs de cet événement, celui qui retient l’attention de la foule ce n’est exceptionnellement pas ce qui fait démonstration de puissance, mais bel et bien ce qui parle au cœur, ce qui touche à l’intime et à la fragilité.

C’est lorsque le message vient s’enraciner dans ce qui rappelle à l’humain d’où il vient, ce qu’il a reçu et de quoi il est fait, c’est à ce moment-là qu’il peut avoir du sens et, pourquoi pas, changer le monde et la vie pour celui/celle qui le reçoit.

 

C’est à cet endroit-là, très précisément, que l’Evangile vient nous rencontrer.

C’est à cet endroit-là, très précisément, que nous, l’Eglise, la communauté des croyants, nous devons nous (re-)positionner pour être témoins de l’avenir que Dieu rend possible, dans son amour pour le monde.

 

Photo de Ketut Subiyanto provenant de Pexels

Confession de foi

Croire en Dieu, c’est une manière d’être,

c’est compter sur quelqu’un d’autre pour devenir soi-même.

 

Croire en Dieu, c’est être lecteur des témoignages bibliques et chercher dans la vie

pour y découvrir la bonne nouvelle de sa présence au cœur de notre humanité.

Il a un plan d’amour, qui me porte et dans lequel je peux entrer.

 

Croire en Dieu, c’est réaliser que la personne de Jésus-Christ, avec son message et sa vie, sa faiblesse, sa mort et sa résurrection, me parlent d’une alliance que Dieu vient signer de sa vie pour et avec moi.

Il est celui qui me guide, me soutient et surtout m’invite à lutter contre tous les          seigneurs qui veulent asservir notre monde.

Il est proche de moi et m’appelle son ami.

 

Croire en Dieu, c’est être réceptif à son Esprit qui brise les frontières humaines des générations et des idéologies, des ethnies et des partis.

C’est parier sur une fraternité humaine où l’échange, la joie et la langue du cœur    auront raison de tous nos conflits et nos divisions.

 

Ensemble nous voulons devenir, non pas des représentants, mais des témoins, humbles et fidèles, de ce Dieu de l’Evangile,

et former son Eglise, c’est à dire la compagnie de celles et ceux qui s’opposent au désespoir ;

parce que, à la suite de Jésus, nous sommes animés par la foi, l’espérance et l’amour.

 

Aimer Dieu et son prochain

c'est vivre vraiment.

 

D’après un texte d’Yves Ehrmann

 

Vous prendrez bien quelques mignardises avec le café !...

Je ne résiste pas à vous glisser en supplément une scène d'anthologie (sur une chanson non moins d'anthologie de Georges et Ira Gershwin chantée aussi par Ella Fitzgerald et Louis Armstrong) de la comédie musicale Shall we dance.

Pourquoi cette scène ? Tout simplement parce que les 2 protagonistes pensent que tout les sépare, même leur manière de parler leur langue maternelle, l'anglais. Seule conclusion possible à ce point de leur relation : il vaut mieux tout abandonner ...même s'il est évident qu'on a besoin l'un.e de l'autre... (ils semblent faits l'un pour l'autre...  ne serait-ce que pour danser ensemble).

A moins...

A moins qu'il ne s'agisse de laisser tomber tous ces faux problèmes qui nous encombrent et nous empêchent bêtement de vivre ensemble...

 

You say either, I say either
You say neither, I say neither
either, either
neither, neither
Let's call the whole thing off

You like potatos, I like potatos
You like tomatos, I like tomatos
Potatos, potatos
tomatos, tomatos
Let's call the whole thing off

And if we call the whole thing off
Then we must part
And if we ever part
that might breakt my heart

You wear pyjamas, I wear pijamas
I wear pijamas and give up pijamas
And for we know we need each other so
We better call the calling off off
Better call the whole thing off

And if we call the whole thing off
Then we must part
And if we ever part
that might breakt my heart

If you like oysters, I like ersters
I order oyster and cancel the erster
And for we know we need each other so
We better call the calling off off
Better call the whole thing off

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Seigneur je t'aime

27 Mai 2020, 15:28pm

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

 

Il m'arrive souvent, Seigneur, de penser que je suis trop occupé pour prier.

Mes journées sont tellement remplies.

Est-ce possible que le temps me manque pour penser à  toi ?

Tu es toujours à mes côtés. N'es-tu pas mon soutien, ma force, mon courage ?

Je veux m'habituer à  te parler comme à un ami,

à te confier mes joies et mes peines.

Voilà pourquoi, du fond de mon cœur, je veux te dire,

Seigneur, je t'aime.

 

 

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Après ?

25 Mai 2020, 10:30am

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Méditation pour des veilleurs

Photo : Pexels

Photo : Pexels

Et tout s'est arrêté...

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle,

ce monde dont nous savions tous qu'il courait à se perte mais dont personne ne trouvait le bouton "arrêt d'urgence",

cette gigantesque machine,

a soudainement été stoppé net.

 

A cause d'une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout... Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va-t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche, lorsque la vilaine bête aura été vaincue : à quoi ressemblera notre vie ?

 

Après ?

Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent ?

Et nous appellerons cela le dimanche.

 

Après ?

Ceux qui habiteront sous le même toit passeront au moins trois soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

 

Après ?

Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise, qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour.

Et nous appellerons cela la sagesse.

 

Après ?

Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h, mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite.

Oui, j’ai bien écrit les élus, car ans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain.

Et nous appellerons cela la gratitude.

 

Après ?

Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui, comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter,

Et nous appellerons cela la patience.

 

Après ?

Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp, créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses ou amener les enfants à l’école.

Et nous appellerons cela la fraternité.

 

Après ?

Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète.

Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit.

Et nous appellerons cela la justice.

 

Après ?

Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains.

Et nous appellerons cela l’humanité.

 

Après ?

Dans nos maison, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après.

Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort.

Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

 

Après ?

Après, ce sera différent d’avant, mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique.

Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse.

Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

 

Pierre Alain LEJEUNE,

prêtre à Bordeaux

in Prières avec nos Héros du quotidien,

éditions du Signe, 2020

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La communauté en attente

24 Mai 2020, 10:26am

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Culte à picorer pour le 6ème dimanche après Pâques

La communauté en attente

 Mais qu'est ce que l'attente, sinon une sorte de folie,

et qu'est ce que la folie sinon un excès d'espoir?

 

Primo Levi

 

 

Louange : extraits du Psaume 27

Le Seigneur est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je peur ?

Le Seigneur est la forteresse de ma vie : qui pourrait m'effrayer ?

Seigneur, écoute mon cri d’appel !
Par pitié, réponds-moi !

Ne te détourne pas de moi, ne me repousse pas avec colère, moi, ton serviteur !

Tu es mon secours, ne me délaisse pas, ne m'abandonne pas, Dieu de mon salut !

Même si mon père et ma mère m'abandonnaient, le Seigneur me recevrait.

Montre-moi, Seigneur, ton chemin,

et conduis-moi sur une bonne route.

Je suis sûr de voir les bienfaits du Seigneur sur la terre des vivants.

Attends (ou « Mets ton espérance dans ») le Seigneur ;

sois fort et prends courage ;

attends  (ou « mets ton espérance dans ») le Seigneur !

 

 

 

Les lectures bibliques proposées pour ce jour sont les suivantes :

Jérémie 31.31-34
Lettre aux Éphésiens 3.14-21
Evangile selon Jean 16.5-15

 

Message
 

Communauté en attente...

Le pied de nez que nous fait l'année liturgique ce dimanche est plus qu'intéressant, n'est-ce pas ?

Nous sommes déconfinés et nous avons l'autorisation de reprendre la direction de nos églises le dimanche matin (ou tout autre jour de la semaine) pour célébrer ensemble : c'est ce que nous attendions. Et pourtant...

Et pourtant quelque chose nous murmure à l'oreille avec insistance : "Attends ! Ne te précipite pas."

 

C'est vrai, pour certain "reprendre sans plus attendre" est une question de survie. Pour eux-mêmes, voire pour tout une société ou presque.

D'autres préfèrerons ne pas "reprendre" en tout cas pas tout de suite et peut-être pas de la même manière. Ou ne le pourront pas...

D’ailleurs, reprendre quoi  et pour-quoi ?

 

C'est cette question qui est au coeur de la logique biblique de l'attente.

Attendre ça peut se résumer à attendre que ça (se) passe, scotché à son canapé ou la tête bien enfoncée dans le sable comme l'autruche. 

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas toujours très confortable. Les disciples en ont fait les frais, eux qui au lendemain de Pâques se sont calfeutrés dans la chambre haute (leur QG), incapables qu’ils étaient alors de sortir de cette forme de sidération où les avaient placés la mort et la résurrection de Jésus.

Qu’attendaient-ils ?

Attendaient-ils d’ailleurs vraiment quelque chose à ce moment-là ?

Jésus leur avait promis un "après" et la force, l’esprit nécessaires pour se lancer dans cet après. Mais 50 jours ont failli ne pas suffire à les faire émerger de cette torpeur : Jésus les envoie de par le monde, mais c’est à Jérusalem qu’ils commencent par s’enfermer.

 

On ne sait rien sur les 10 jours qu’ils ont passés entre l’Ascension et Pentecôte. Ont-ils préparé  activement leur déconfinement et leur retour à la mission qui leur avait été confiée ? Ou bien se sont-ils demandé comment l’éviter et retrouver un peu de tranquillité d’esprit ?

Le livre des Actes des Apôtres nous raconte qu’ils se sont en tout cas réorganisés pour être à nouveau 12 après la mort de Judas (comme avant, donc)... Qu’il faudra la Pentecôte, le don du Saint Esprit, pour qu’ils saisissent toute l’ampleur de cette révolution profonde qu'est la résurrection de Jésus pour l’humanité. Alors seulement ils se sont senti en mesure de relever le défi du témoignage, quitte à passer pour de doux illuminés.

 

Le confinement nous avait appris à attendre patiemment que quelqu’un décide qu’il était à nouveau temps pour nous de sortir de notre (nos ?) réserve(s).

Le déconfinement va nous apprendre une autre forme d’attente. Nous sommes maintenant invité.e.s à nous attendre à ce que quelque chose d’important advienne - sous un jour qui ne nous est peut-être pas familier -, et à devoir saisir ce "moment favorable" pour nous remettre dans la vie du bon pied. Et entrainer un petit bout de monde, au moins, avec nous. Parce que nous aurons touché, du bout du doigt, du bout de notre intuition, la profondeur et la portée de l'espérance qui nous est donnée.

 

C’est valable individuellement.

C’est valable collectivement.

C’est valable paroissialement aussi... 

 

Qu’est-ce qui nous aura manqué pendant ces presque 3 mois sans culte ou rencontres ?

Qu’est-ce qui nous aura portés, remonté le moral, donné de l’espérance ?

Que voulons-nous partager lorsque nous nous retrouverons à l’église ? Comment ? Que voudrons-nous partager avec d’autres ?

Que voudrons nous faire avec et pour d'autres ?

Autant de questions que nous ne devrons pas éluder si nous ne voulons pas passer à côté d’un de ces moments favorables...

 

Alors "reprenons" avec enthousiasme ! Mais sans précipitation, sans faire l’économie des bonnes questions.

Remettons-nous en veille ! Pas comme un téléviseur presque éteint, mais bien comme des vivants toutes antennes dehors, prêts à déceler la vie partout où elle germe pour l'aider à se développer avec juste un petit coup de pouce.

 

Claire-Lise Oltz-Meyer

 

 

Allons dans la paix et les possibles d'un jour nouveau

avec la bénédiction de Dieu.

 

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ASCENSION

21 Mai 2020, 10:04am

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Rappelons-nous le jour de l'ascension deux hommes en habits blancs se sont présentés aux disciples et leurs dirent "hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à scruter le ciel? "

(Actes 1:11)

 

 

En les ramenant à la réalité de ce monde Dieu nous invite à vivre l'espérance activement dans notre temps

LES MAINS DE L’ESPÉRANCE

Toi, notre Dieu, tu nous as donné des mains pour serrer d'autres mains, 

Et non pour les fermer en poings violents.

Les mains ouvertes comme une offrande, comme une prière de demande et de merci.

Les mains qui bénissent, les mains ridées, abîmés, qui reçoivent le pain de vie.

Toi Jésus avec tes mains, tu as relevé le pauvre, l'exclu,

Tu n'as pas jetée la pierre, tu as partagé le pain,

Tu as porté la croix.

Toi Jésus, avec tes mains, tu as  fait passer Thomas de doute à la foi.

Tes mains de ressuscité nous invite à espérer à nous prendre en main,

A ne pas baisser les bras devant la mort et l'isolement.

Toi notre Dieu, apprends-nous à mieux partager,

parce que nos mains sont telles que nous les utilisons, elles sont le prolongement du cœur,

elles disent notre façon d'aimer,

Elles deviennent ainsi tes mains, celles qui donnent la vie.

 

 

 

 

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