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Le blog de Paroisse protestante de Hoenheim

Dimanche de Pentecôte

29 Mai 2020, 12:12pm

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Culte à picorer : "L'Eglise de l'Esprit, une communion universelle"

Au bruit qui se produisit, la multitude accourut

et fut bouleversée,

parce que chacun les entendait parler

dans sa langue maternelle.

 

Louange

Célébrez le Seigneur, car il est bon, car sa fidélité est pour toujours !

 

Du sein de la détresse j'ai invoqué le Seigneur.

Le Seigneur m'a répondu, il m'a mis au large.

Le Seigneur est ma force et mon chant ; il est pour moi le salut.

 

Voici le jour que le Seigneur a fait : qu'il soit notre allégresse et notre joie !

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

 

Depuis la maison du Seigneur, nous vous bénissons.

Le Seigneur est Dieu, il nous éclaire !

 

Tu es mon Dieu, et je te célébrerai ; mon Dieu, je reconnais ta grandeur.

Célébrez le Seigneur, car il est bon, car sa fidélité est pour toujours !

 

Extraits du Psaume 118

 

Chacun les entendait dans sa langue maternelle...

Notre communauté est plurielle et c'est toute sa densité et sa richesse.

Ensemble nous partageons la bonne nouvelle d'un Dieu qui donne un souffle nouveau et donc un avenir au monde.

Ecoutons comment nos langues maternelles nous chantent cet amour :

Lecture d'Actes des Apôtres chapitre 2, versets 1-18+21-24 en 6 langues maternelles parlées par les membres de notre paroisse.

Message

Celles et ceux qui me connaissent savent que je ne parle pas l’Alsacien. Dans cet état de fait, personne n’a manqué de bonne volonté : ni mes différents professeurs (en paroisse toujours, pour m’aider dans mon ministère), ni l’élève que je suis. Mais, si je suis capable de comprendre tout une conversation en Alsacien, mon bec n’a pas poussé sous cette forme et les intonations et accentuations de la langue me restent inaccessibles, à mon grand regret.

Pourtant, à chaque fois que j’ai appris une langue (vivante ou morte), il me semble qu'à travers les mots et les expressions que j’ai apprises je comprends presque de l’intérieur l’univers de celles et ceux pour qui c’est/c’était la langue de l’enfance, des découvertes mais aussi du quotidien, des contes et du rapport à la terre et au temps.

J’ai toujours essayé d’apprendre quelques mots de la langue des pays que je visitais, un peu comme une porte d’accès à tout une culture. Mais c’est toujours mille fois mieux quand quelqu’un devient votre guide dans cet apprentissage, et vous transmet un peu de la richesse des expressions idiomatiques et des proverbes de son pays. La porte, alors, s’ouvre bien plus grand.

 

Le texte d’Actes 2 me touche beaucoup et pourrait devenir mon point d’appui dans les mois à venir puisqu’il nous faut réinvestir notre monde, et de la meilleure manière possible, de préférence.

Au milieu du bruit et du feu, parmi tous les signes qui sont donnés aux acteurs de cet événement, celui qui retient l’attention de la foule ce n’est exceptionnellement pas ce qui fait démonstration de puissance, mais bel et bien ce qui parle au cœur, ce qui touche à l’intime et à la fragilité.

C’est lorsque le message vient s’enraciner dans ce qui rappelle à l’humain d’où il vient, ce qu’il a reçu et de quoi il est fait, c’est à ce moment-là qu’il peut avoir du sens et, pourquoi pas, changer le monde et la vie pour celui/celle qui le reçoit.

 

C’est à cet endroit-là, très précisément, que l’Evangile vient nous rencontrer.

C’est à cet endroit-là, très précisément, que nous, l’Eglise, la communauté des croyants, nous devons nous (re-)positionner pour être témoins de l’avenir que Dieu rend possible, dans son amour pour le monde.

 

Photo de Ketut Subiyanto provenant de Pexels

Confession de foi

Croire en Dieu, c’est une manière d’être,

c’est compter sur quelqu’un d’autre pour devenir soi-même.

 

Croire en Dieu, c’est être lecteur des témoignages bibliques et chercher dans la vie

pour y découvrir la bonne nouvelle de sa présence au cœur de notre humanité.

Il a un plan d’amour, qui me porte et dans lequel je peux entrer.

 

Croire en Dieu, c’est réaliser que la personne de Jésus-Christ, avec son message et sa vie, sa faiblesse, sa mort et sa résurrection, me parlent d’une alliance que Dieu vient signer de sa vie pour et avec moi.

Il est celui qui me guide, me soutient et surtout m’invite à lutter contre tous les          seigneurs qui veulent asservir notre monde.

Il est proche de moi et m’appelle son ami.

 

Croire en Dieu, c’est être réceptif à son Esprit qui brise les frontières humaines des générations et des idéologies, des ethnies et des partis.

C’est parier sur une fraternité humaine où l’échange, la joie et la langue du cœur    auront raison de tous nos conflits et nos divisions.

 

Ensemble nous voulons devenir, non pas des représentants, mais des témoins, humbles et fidèles, de ce Dieu de l’Evangile,

et former son Eglise, c’est à dire la compagnie de celles et ceux qui s’opposent au désespoir ;

parce que, à la suite de Jésus, nous sommes animés par la foi, l’espérance et l’amour.

 

Aimer Dieu et son prochain

c'est vivre vraiment.

 

D’après un texte d’Yves Ehrmann

 

Vous prendrez bien quelques mignardises avec le café !...

Je ne résiste pas à vous glisser en supplément une scène d'anthologie (sur une chanson non moins d'anthologie de Georges et Ira Gershwin chantée aussi par Ella Fitzgerald et Louis Armstrong) de la comédie musicale Shall we dance.

Pourquoi cette scène ? Tout simplement parce que les 2 protagonistes pensent que tout les sépare, même leur manière de parler leur langue maternelle, l'anglais. Seule conclusion possible à ce point de leur relation : il vaut mieux tout abandonner ...même s'il est évident qu'on a besoin l'un.e de l'autre... (ils semblent faits l'un pour l'autre...  ne serait-ce que pour danser ensemble).

A moins...

A moins qu'il ne s'agisse de laisser tomber tous ces faux problèmes qui nous encombrent et nous empêchent bêtement de vivre ensemble...

 

You say either, I say either
You say neither, I say neither
either, either
neither, neither
Let's call the whole thing off

You like potatos, I like potatos
You like tomatos, I like tomatos
Potatos, potatos
tomatos, tomatos
Let's call the whole thing off

And if we call the whole thing off
Then we must part
And if we ever part
that might breakt my heart

You wear pyjamas, I wear pijamas
I wear pijamas and give up pijamas
And for we know we need each other so
We better call the calling off off
Better call the whole thing off

And if we call the whole thing off
Then we must part
And if we ever part
that might breakt my heart

If you like oysters, I like ersters
I order oyster and cancel the erster
And for we know we need each other so
We better call the calling off off
Better call the whole thing off

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Seigneur je t'aime

27 Mai 2020, 15:28pm

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

 

Il m'arrive souvent, Seigneur, de penser que je suis trop occupé pour prier.

Mes journées sont tellement remplies.

Est-ce possible que le temps me manque pour penser à  toi ?

Tu es toujours à mes côtés. N'es-tu pas mon soutien, ma force, mon courage ?

Je veux m'habituer à  te parler comme à un ami,

à te confier mes joies et mes peines.

Voilà pourquoi, du fond de mon cœur, je veux te dire,

Seigneur, je t'aime.

 

 

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Après ?

25 Mai 2020, 10:30am

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Méditation pour des veilleurs

Photo : Pexels

Photo : Pexels

Et tout s'est arrêté...

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle,

ce monde dont nous savions tous qu'il courait à se perte mais dont personne ne trouvait le bouton "arrêt d'urgence",

cette gigantesque machine,

a soudainement été stoppé net.

 

A cause d'une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout... Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va-t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche, lorsque la vilaine bête aura été vaincue : à quoi ressemblera notre vie ?

 

Après ?

Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent ?

Et nous appellerons cela le dimanche.

 

Après ?

Ceux qui habiteront sous le même toit passeront au moins trois soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

 

Après ?

Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise, qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour.

Et nous appellerons cela la sagesse.

 

Après ?

Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h, mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite.

Oui, j’ai bien écrit les élus, car ans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain.

Et nous appellerons cela la gratitude.

 

Après ?

Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui, comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter,

Et nous appellerons cela la patience.

 

Après ?

Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp, créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses ou amener les enfants à l’école.

Et nous appellerons cela la fraternité.

 

Après ?

Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète.

Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit.

Et nous appellerons cela la justice.

 

Après ?

Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains.

Et nous appellerons cela l’humanité.

 

Après ?

Dans nos maison, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après.

Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort.

Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

 

Après ?

Après, ce sera différent d’avant, mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique.

Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse.

Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

 

Pierre Alain LEJEUNE,

prêtre à Bordeaux

in Prières avec nos Héros du quotidien,

éditions du Signe, 2020

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La communauté en attente

24 Mai 2020, 10:26am

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Culte à picorer pour le 6ème dimanche après Pâques

La communauté en attente

 Mais qu'est ce que l'attente, sinon une sorte de folie,

et qu'est ce que la folie sinon un excès d'espoir?

 

Primo Levi

 

 

Louange : extraits du Psaume 27

Le Seigneur est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je peur ?

Le Seigneur est la forteresse de ma vie : qui pourrait m'effrayer ?

Seigneur, écoute mon cri d’appel !
Par pitié, réponds-moi !

Ne te détourne pas de moi, ne me repousse pas avec colère, moi, ton serviteur !

Tu es mon secours, ne me délaisse pas, ne m'abandonne pas, Dieu de mon salut !

Même si mon père et ma mère m'abandonnaient, le Seigneur me recevrait.

Montre-moi, Seigneur, ton chemin,

et conduis-moi sur une bonne route.

Je suis sûr de voir les bienfaits du Seigneur sur la terre des vivants.

Attends (ou « Mets ton espérance dans ») le Seigneur ;

sois fort et prends courage ;

attends  (ou « mets ton espérance dans ») le Seigneur !

 

 

 

Les lectures bibliques proposées pour ce jour sont les suivantes :

Jérémie 31.31-34
Lettre aux Éphésiens 3.14-21
Evangile selon Jean 16.5-15

 

Message
 

Communauté en attente...

Le pied de nez que nous fait l'année liturgique ce dimanche est plus qu'intéressant, n'est-ce pas ?

Nous sommes déconfinés et nous avons l'autorisation de reprendre la direction de nos églises le dimanche matin (ou tout autre jour de la semaine) pour célébrer ensemble : c'est ce que nous attendions. Et pourtant...

Et pourtant quelque chose nous murmure à l'oreille avec insistance : "Attends ! Ne te précipite pas."

 

C'est vrai, pour certain "reprendre sans plus attendre" est une question de survie. Pour eux-mêmes, voire pour tout une société ou presque.

D'autres préfèrerons ne pas "reprendre" en tout cas pas tout de suite et peut-être pas de la même manière. Ou ne le pourront pas...

D’ailleurs, reprendre quoi  et pour-quoi ?

 

C'est cette question qui est au coeur de la logique biblique de l'attente.

Attendre ça peut se résumer à attendre que ça (se) passe, scotché à son canapé ou la tête bien enfoncée dans le sable comme l'autruche. 

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas toujours très confortable. Les disciples en ont fait les frais, eux qui au lendemain de Pâques se sont calfeutrés dans la chambre haute (leur QG), incapables qu’ils étaient alors de sortir de cette forme de sidération où les avaient placés la mort et la résurrection de Jésus.

Qu’attendaient-ils ?

Attendaient-ils d’ailleurs vraiment quelque chose à ce moment-là ?

Jésus leur avait promis un "après" et la force, l’esprit nécessaires pour se lancer dans cet après. Mais 50 jours ont failli ne pas suffire à les faire émerger de cette torpeur : Jésus les envoie de par le monde, mais c’est à Jérusalem qu’ils commencent par s’enfermer.

 

On ne sait rien sur les 10 jours qu’ils ont passés entre l’Ascension et Pentecôte. Ont-ils préparé  activement leur déconfinement et leur retour à la mission qui leur avait été confiée ? Ou bien se sont-ils demandé comment l’éviter et retrouver un peu de tranquillité d’esprit ?

Le livre des Actes des Apôtres nous raconte qu’ils se sont en tout cas réorganisés pour être à nouveau 12 après la mort de Judas (comme avant, donc)... Qu’il faudra la Pentecôte, le don du Saint Esprit, pour qu’ils saisissent toute l’ampleur de cette révolution profonde qu'est la résurrection de Jésus pour l’humanité. Alors seulement ils se sont senti en mesure de relever le défi du témoignage, quitte à passer pour de doux illuminés.

 

Le confinement nous avait appris à attendre patiemment que quelqu’un décide qu’il était à nouveau temps pour nous de sortir de notre (nos ?) réserve(s).

Le déconfinement va nous apprendre une autre forme d’attente. Nous sommes maintenant invité.e.s à nous attendre à ce que quelque chose d’important advienne - sous un jour qui ne nous est peut-être pas familier -, et à devoir saisir ce "moment favorable" pour nous remettre dans la vie du bon pied. Et entrainer un petit bout de monde, au moins, avec nous. Parce que nous aurons touché, du bout du doigt, du bout de notre intuition, la profondeur et la portée de l'espérance qui nous est donnée.

 

C’est valable individuellement.

C’est valable collectivement.

C’est valable paroissialement aussi... 

 

Qu’est-ce qui nous aura manqué pendant ces presque 3 mois sans culte ou rencontres ?

Qu’est-ce qui nous aura portés, remonté le moral, donné de l’espérance ?

Que voulons-nous partager lorsque nous nous retrouverons à l’église ? Comment ? Que voudrons-nous partager avec d’autres ?

Que voudrons nous faire avec et pour d'autres ?

Autant de questions que nous ne devrons pas éluder si nous ne voulons pas passer à côté d’un de ces moments favorables...

 

Alors "reprenons" avec enthousiasme ! Mais sans précipitation, sans faire l’économie des bonnes questions.

Remettons-nous en veille ! Pas comme un téléviseur presque éteint, mais bien comme des vivants toutes antennes dehors, prêts à déceler la vie partout où elle germe pour l'aider à se développer avec juste un petit coup de pouce.

 

Claire-Lise Oltz-Meyer

 

 

Allons dans la paix et les possibles d'un jour nouveau

avec la bénédiction de Dieu.

 

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ASCENSION

21 Mai 2020, 10:04am

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Rappelons-nous le jour de l'ascension deux hommes en habits blancs se sont présentés aux disciples et leurs dirent "hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à scruter le ciel? "

(Actes 1:11)

 

 

En les ramenant à la réalité de ce monde Dieu nous invite à vivre l'espérance activement dans notre temps

LES MAINS DE L’ESPÉRANCE

Toi, notre Dieu, tu nous as donné des mains pour serrer d'autres mains, 

Et non pour les fermer en poings violents.

Les mains ouvertes comme une offrande, comme une prière de demande et de merci.

Les mains qui bénissent, les mains ridées, abîmés, qui reçoivent le pain de vie.

Toi Jésus avec tes mains, tu as relevé le pauvre, l'exclu,

Tu n'as pas jetée la pierre, tu as partagé le pain,

Tu as porté la croix.

Toi Jésus, avec tes mains, tu as  fait passer Thomas de doute à la foi.

Tes mains de ressuscité nous invite à espérer à nous prendre en main,

A ne pas baisser les bras devant la mort et l'isolement.

Toi notre Dieu, apprends-nous à mieux partager,

parce que nos mains sont telles que nous les utilisons, elles sont le prolongement du cœur,

elles disent notre façon d'aimer,

Elles deviennent ainsi tes mains, celles qui donnent la vie.

 

 

 

 

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L'Eglise en prière

17 Mai 2020, 12:29pm

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Culte à picorer pour le 5ème dimanche après Pâques

 

Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour.

Psaume 66,20

L'Eglise en prière

Tout ce qui plonge l'âme dans la Parole de Dieu est prière :

l'écoute, la parole, la poésie, la méditation, ...

Martin Luther

 

 

Bienvenue à chacun.e pour ce temps de respiration !

Vous en avez maintenant l'habitude (et sinon vous allez le découvrir) : ce culte est conçu pour être picoré au gré de votre inspiration tout autant que pour être déroulé d'étape en étape selon le chemin usuel de nos célébrations. C'est vous qui décidez.

Aujourd'hui nous prendrons le temps de nous demander "Que faisons-nous vraiment quand nous prions ?" Des réponses apparaîtront peut-être au détour des multiples visages de la prière que nous vous proposons dans ce culte...

 

Prier...  C'est à la fois si naturel et si intimidant, si intime et tellement créateur de communion entre nous. C'est nous présenter devant Dieu juste tels que nous sommes et affirmer dans le même mouvement que nous ne sommes pas seuls au monde.

Prier, c'est dire, chanter, pleurer, écouter, danser, peindre, écrire ce qui nous anime, ce qui fait de nous des Vivants.

Etre Eglise en prière, c'est dire JE et NOUS et, au travers des mots, des sons, du silence ou des mouvements, prendre conscience et permettre à notre souci de l'autre et à notre espérance de prendre corps, d'opérer des changements dans le regard que nous portons sur ce qui nous entoure et dans nos comportements.

Prier nous engage tout et nous libère tout à la fois...

 

Commençons dans la joie !

Pour la louange, Eva Hébert et moi avons choisi de partager avec vous ce matin une prière qui n'appartient pas à notre culture, ni même à l'une des nombreuses familles du christianisme. Elle nous vient en effet du peuple amérindien des Iroquois.

A quelques mots près (et au-delà du fait que c'est une prière issue de l'animisme) nous pourrions aisément faire nôtres cet émerveillement et cette reconnaissance pour la vie qui nous est donnée en partage.

Laissons donc les mots d'un autre nourrir notre spiritualité et élargir l'espace de notre louange :

Lecture de l'épitre du jour : 1 Timothée 2, 1-6

1Avant tout, je recommande ceci : il faut faire des demandes à Dieu, le prier, le supplier et le remercier pour tous les êtres humains.

2Il faut prier pour ceux qui nous gouvernent et pour toutes les autorités, pour que nous puissions mener une vie calme et tranquille en étant fidèles à Dieu et dans la dignité.

3Voilà ce qui est beau et ce qui plaît à Dieu notre Sauveur.

4Il veut que tous soient sauvés et arrivent à connaître la vérité.

5En effet, il y a un seul Dieu. Il y a aussi un seul intermédiaire entre Dieu et les êtres humains : c'est un être humain, le Christ Jésus,

6qui a donné sa vie pour libérer tous les humains.

C'est là le témoignage que le Christ a donné au moment fixé par Dieu.

 

 

 

Autres lectures proposées pour ce jour :

psaume 95, 1-7a
Exode 32, 7-14
Luc 11, (1-4).5-13
Matthieu 6, 5-15

Photo :  @thiszun  via Pexels

Photo : @thiszun via Pexels

 

Partageons notre foi et notre espérance :

 

Nous croyons en Dieu.

Il est celui que nous ne pouvons comprendre ni atteindre.

Celui qui nous dépasse infiniment, nous environne de sa tendresse, nous soutient dans nos défaillances et nous anime de son ardeur.

 

Nous croyons en Dieu.

Il se rencontre partout,

dans la réflexion des sages et la prédication des prophètes,

dans l’histoire, dans la nature et dans l’art.

Il se rencontre surtout dans celui qui s’est abaissé, oublié, donné,

dans celui qui s’est approché de nous pour nous parler, nous secourir et nous transformer.

Il est en Jésus le Christ qui a peiné, souffert et qui est mort pour nous conduire à lui.

Il est dans le ressuscité qui fait jaillir en nous une vie nouvelle.

 

Nous croyons en Dieu.

Il met en nous un esprit de paix, une soif de justice, le goût du service, la compassion pour le prochain.

Il suscite une confiance qui ne désespère jamais, un amour que rien ne rebute

et fait naître une espérance qui nous permet de voir plus loin que le monde.

 

Amen

A mon invitation, certains d'entre vous ont envoyé des intentions de prière. Je les ai rassemblées dans la prière que vous lirez ci-dessous.

Cette prière tissée à plusieurs s'inscrit dans l'esprit de cette petite parabole d'un sage perse :

On demandait un jour à un homme dont on disait qu'il était sage : "Tu as de nombreux enfants, quel est ton préféré ?"

L’homme répondit :

« Celui de mes enfants que je préfère

c’est le plus petit jusqu’à ce qu’il grandisse,

celui qui est loin jusqu’à ce qu’il revienne

celui qui est malade jusqu’à ce qu’il guérisse

celui qui est prisonnier jusqu’à ce qu’il soit libéré

celui qui est éprouvé jusqu’à ce qu’il soit consolé »

 

Seigneur, tu nous invites à la rencontre avec toi, avec le monde, dans la prière.

Comme nous, les disciples se sont senti démunis devant l'importance de ce moment de face à face ou plutôt de visage à visage, de coeur à coeur. A plusieurs reprises Jésus  leur a enseigné à vivre cette rencontre avec la plus grande simplicité.

C'est dans cette simplicité que nous nous ouvrons à toi aujourd'hui et te présentons les personnes et les situations que nous portons tout particulièrement dans notre coeur cette semaine.

Seigneur, en ces temps d'incertitude, bénis ceux qui souffrent :

les malades,

ceux qui ont perdu un être cher,

ceux qui sont loin de leurs familles,

ceux dont la situation économique, sociale ou affective est mauvaise

ceux qui ont reçu de mauvaises nouvelles cette semaine

Donne-leur ta paix, de bonnes nouvelles et des choses positives à vivre.

 

Ouvre nos oreilles pour que nous entendions nos proches, nos contemporains, ta parole.

 

Nous te disons notre reconnaissance et te prions

pour toutes les personnes qui travaillent auprès des malades, des personnes âgées, seules,

pour tous les oubliés des applaudissements de 20h,

pour ceux qui ont un jour accepté de prendre des responsabilités mais se retrouvent avec des responsabilités plus grandes que prévu,

pour tous ceux qui mènent de beaux projets,
pour ceux qui mettent en pratique le respect de la création,
pour tous les porteurs et créateurs de beau et de bon.

 

Nous te confions

tous ceux qui ont vécu un confinement dans le confinement du fait d’un handicap, d’une maladie psychiatrique, ...
ceux qui ont du mal à comprendre ce qui se passe en ce moment et pour les personnels qui les accompagnent ;
tous ceux qui ont envie d’aider et ne savent pas comment faire : qu’ils ne perdent pas cette flamme et trouvent le chemin ;

tous ceux qui ont envie que le monde change et ne savent pas comment faire : qu’ils trouvent quelque part un collectif qui s’engage avec eux pour faire bouger les lignes ;
tous ceux qui ne cherchent qu’à profiter au maximum de la situation pour s’enrichir, tirer leur épingle du jeu ou se mettre en avant : que quelque chose dans leur vie les invite au discernement ;
tous ceux dont on ne parle plus dans les journaux et font pourtant encore bel et bien partie de notre monde.

Amen !

L'Eglise en prière

Et pour celles et ceux qui ont envie de chanter avec Flore, Gloria et Melody(dans la version du cantique Alléluia) :

Nos coeurs te chantent !

L'Eglise en prière
L'Eglise en prière

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L'Eglise en prière

14 Mai 2020, 09:29am

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

 

Cher.e.s Tou.te.s,

Voilà quelques semaines que nous vous proposons le lundi et le dimanche (et parfois un peu plus) un temps de prière ou de culte dans ce blog.

Sandra, Manuel, Béatrice, Jean-Michel et moi avons partagé nos préoccupations et notre espérance avec les mots et l'expérience de vie qui sont les nôtres. Vous avez pioché dans ces propositions au gré de vos temps préservés, de vos besoins, de vos joies ou de vos détresses.

Nous sommes reconnaissants pour ce lien qui s'est tissé au fil des jours et a, d'une certaine manière, donné corps à notre communion les uns avec les autres au-delà du confinement.

Ce dimanche, le calendrier liturgique de notre Eglise nous suggère de prendre un temps de respiration autour de la prière ou, plus précisément, de l'Eglise en prière.

Avec ce thème, nous retrouvons la mystérieuse et merveilleuse faculté de la prière à faire du lien, à faire communion entre les personnes, quelles que soient les distances (géographiques, sanitaires, sociales, ...) qui les séparent. Et, par ce lien, à changer, ne serait-ce qu'un peu, le visage du monde.

Je vous propose donc pour ce dimanche de rendre les choses un peu plus "visibles" et de collecter sur ce blog vos prières.

Que vous soyiez paroissien.ne de Hoenheim ou pas,  envoyez-moi vos intentions de prière d'ici samedi 16h

  • par mail (protestants.hoenheim@orange.fr),
  • avec le formulaire de contact disponible sur la page d'accueil du blog,
  • en message personnel sur Messenger (via Facebook, page de la Paroisse protestante de Hoenheim ou bien ma page personnelle)
  • ou encore par sms si vous connaissez mon numéro de portable.

Je les assemblerai dans une prière d'intercession au long cours.

Les familiers de technologie pourraient aussi, pourquoi pas, nous envoyer une petite vidéo préparée par leurs soins...

Je compte sur vous !

Claire-Lise Oltz-Meyer

 

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LA JUSTE MESURE DES VALEURS

13 Mai 2020, 13:00pm

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Mon Dieu je viens vers toi. 

En ces temps troublés, tu es le pôle stable, l’équilibre intérieur.

J'ai plaisir à être près de toi et je m'y sens moi-même.

Je crois en toi et je reconnais mes limites.

Je m'adresse à toi, pleins de questions, car je ne sais plus la juste mesure des valeurs.

Qu'est-ce que le monde et quel est son avenir ?

Vers quoi devons-nous aller, Seigneur ?

Qu'exiges-tu de moi ? Qu'attends-tu de nous ?

Je t'en prie : fortifie ma conscience, ma disponibilité, ma foi.

Donne-moi la tolérance, la charité, le respect de la vie humaine.

Je t'en prie donne-moi la force de reconnaître le droit chemin, de rayonner parmi les hommes,

De vivre pour un monde humain dans ton Eglise.

 

 

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Dimanche Cantate - 4ème dimanche après Pâques

7 Mai 2020, 17:18pm

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

 

Chantez au Seigneur un chant nouveau

car il a fait des merveilles !

Psaume 98, verset 1

Photo : Bertrand Meyer

Commençons donc en musique avec le Psaume du jour (Psaume 98) chanté par un choeur d'hommes du Canada :

 

 

Bonjour à chacun.e !

Demain, c'est "déconfinement" ... Une étape importante que nous attendions mais qui se présente pour beaucoup d'entre nous comme un grand changement au milieu du non-changement.

Il serait absurde et inconscient de dire qu'il n'y a plus de raison d'avoir peur, que tout est sous contrôle, que tout va bien pour tout le monde et que le retour à la normale est amorcé. C'est une évidence.

Pour autant, rien ne nous appelle à la défaite, à l'abandon; bien au contraire ! Si besoin était, cette pandémie nous a montré à quel point la vie était précieuse. Tout nous appelle aujourd'hui à ne rien lâcher pour la cultiver partout où elle pointe ne serait-ce que le bout de son nez et à nous émerveiller de tout ce qui (re-)devient alors possible.

Photo : Bertrand Meyer

Chantez !

Chanter comme un acte de résistance face à tout ce qui pourrait nous détruire.

Chanter comme un acte de foi en l'avenir que Dieu rend possible, au-delà même de nos limites humaines.

Chanter pour sentir le Souffle faire son travail de vie dans tout notre corps à chaque inspiration.

Chanter pour savoir pourquoi, après chaque expiration, nous choisissons à nouveau d'inspirer la vie.

Epître du jour

Lettre aux Colossiens, chapitre 3 versets 12 à 17 :

 

12Puisque vous êtes élus, sanctifiés, aimés par Dieu, revêtez donc des sentiments de compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience.

13Supportez-vous les uns les autres, et si l’un a un grief contre l’autre, pardonnez-vous mutuellement ; comme le Seigneur vous a pardonné, faites de même, vous aussi.

14Et par-dessus tout, revêtez l’amour : c’est le lien parfait.

15Que règne en vos cœurs la paix du Christ, à laquelle vous avez été appelés tous en un seul corps.

Vivez dans la reconnaissance.

16Que la Parole du Christ habite parmi vous dans toute sa richesse :

instruisez-vous et avertissez-vous les uns les autres avec pleine sagesse ;

chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance, par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés par l’Esprit.

17Tout ce que vous pouvez dire ou faire, faites-le au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâce par lui à Dieu le Père.

 

Photo : Bertrand Meyer

Le texte proposé ce matin pour la prédication (2 Chroniques 5, 2-5+12-14) ne fait pas partie de nos références bibliques les plus connues. Avec d'autres, il fait le récit de ce qui se produit lorsque l'Arche d'alliance est déplacée pour venir, enfin, trouver sa place au milieu du peuple.

David et Salomon ont saisi à quel point ce coffre (c'est le sens du mot "arche") est vital pour que le peuple ait un avenir. David, nous dit-on, avait dansé comme jamais pour accompagner l'entrée de l'Arche à Jérusalem. Il était tellement débordant de vie dans ce geste que sa femme Mical en avait eu honte : un roi ne se laisse pas déborder et débrider de la sorte...

Mais ce qui est extraordinaire, c'est que ce coffre si extraordinaire est vide, ou presque ! Et ce "vide" est d'autant plus flagrant que les ailes des chérubins (non, effacez vite cette image de votre esprit, ce ne sont pas les petits angelots joufflus qui accompagnent Cupidon ! mais bien des êtres hybrides impressionnants de mystère et de force qui gardent le trône de Dieu) qui sont placés sur le dessus de l'Arche dessinent un trône vide, ou plutôt dégagent un espace que seule la présence de Dieu peut occuper.

C'est donc du "vide" et non du "plein à ras bord" qui constitue le coeur de la vie de tout un peuple. Un "vide" qui rend tout possible.

Et ce coffre "vide" s'offre encore le luxe de faire le vide autour de lui en prenant toute la place et en évacuant tout ce qui s'évertuait à remplir le temple de Jérusalem :10Il n'y avait rien dans le Coffre, sinon les deux tablettes que Moïse avait données, à l'Horeb, quand le SEIGNEUR avait conclu une alliance avec les Israélites, lorsqu'ils étaient sortis d'Egypte.

11Au moment où les prêtres sortaient du sanctuaire (car tous les prêtres qui se trouvaient là s'étaient consacrés, sans observer l'ordre des classes ;

12et tous les lévites qui étaient chantres, Asaph, Hémân, Yedoutoun, leurs fils et leurs frères, revêtus de byssos, se tenaient à l'est de l'autel avec des cymbales, des luths et des lyres, et ils avaient auprès d'eux cent vingt prêtres sonnant des trompettes),

13et lorsque ceux qui sonnaient des trompettes et les chantres, unis dans un même son pour louer et célébrer le SEIGNEUR, firent retentir les trompettes, les cymbales et les autres instruments et louèrent le SEIGNEUR — car il est bon, car sa fidélité est pour toujours ! — à ce moment, la Maison, la maison du SEIGNEUR, fut remplie d'une nuée.

14Les prêtres ne pouvaient plus se tenir là pour officier, à cause de la nuée ; car la gloire du SEIGNEUR remplissait la maison de Dieu.

Quand la musique retentit, il n'y a plus de place pour les prêtres ! Exit le superflu, le bling bling, la débauche de faste et de gestes. Seuls restent Dieu, son alliance et les 10 Paroles qu'il a données à son peuple libéré pour apprendre à vivre vraiment.

Lorsque David avait dansé devant l'Arche, ce n'était pas face à ce qui aurait pu constituer la fin de tous ses soucis qu'il avait dansé, loin de là. Un de ses hommes venait de mourir... S'il  danse, ce n'est pas parce qu'il a l'arme absolue ou la réponse absolue à toutes ses questions, ni même le parapluie absolu, mais bien parce qu'avec Dieu demain reste possible malgré tout : Le Seigneur est bon et  sa fidélité dure à toujours.

Oser chanter, et pourquoi pas danser, aujourd'hui, même face à l'inconnu qui nous effraie, c'est affirmer que ce qui semble vide, ce qui échappe à notre contrôle est potentiellement porteur de vie si nous nous enracinons dans la parole échangée et la relation respectueuse et solidaire à l'autre/Autre.

Photo : Claire-Lise Oltz-Meyer

Photo : Bertrand Meyer

Chantez au Seigneur un chant nouveau car il a fait des merveilles !

Et ses bontés ne sont pas à leur terme. Elles se renouvellent chaque matin...

 

Allez donc avec la bénédiction du Seigneur :

Il vous bénit et vous garde.

Il fera resplendir sur vous son visage de lumière et vous fera grâce.

Il tournera son visage de tendresse vers vous et vous donnera sa paix.

Amen !

Forts de sa bénédiction, nous pouvons chanter avec confiance :

Craindrais-je encore (...)? Il vit à jamais !

 

Bon dimanche à chacun.e et belle semaine !

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SEMEUR DE SOURIRES

4 Mai 2020, 17:08pm

Publié par Paroisse protestante de Hoenheim

Seigneur, fais de moi un semeur de sourires.

Qu'ils soient rieurs et jamais ironiques, radieux et jamais dédaigneux,

accueillants et jamais fermés.

Donne à mon sourire le miracle d'apporter

un peu de force aux affaiblis, un peu de confiance aux désespérés,

Un peu de bonheur aux isolés.

Enrichis-moi de la joie de faire naître les sourires.

Seigneur je te prie, habite mon visage et mon cœur.

 

 

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